Véritable reflet de la culture créole, il est un mélange d’influences amérindiennes, africaines, européennes…

Jardin d’autosubsistance par excellence, s’y côtoient les plantes vivrières, les plantes médicinales et les plantes d’ornement dans un savant agencement dans l’espace et le temps qui permet une production familiale abondante dans un espace restreint.

Un véritable modèle pour l’agroécologie.

 

Les origines du jardin créole

 

Au temps de l’esclavage, le maître attribuait aux esclaves un lopin de terre qu’ils devaient cultiver pour assurer leur auto-alimentation. Ainsi sont nés les jardins des esclaves. De la même façon, les « neg’marrons », esclaves fugitifs rebelles ont mis en place leurs propres systèmes de production, inspiré des savoirs des indiens Caraïbes, premiers habitants des îles, y intégrant l’influence africaine de leurs racines.

Après l’abolition, il continue à être un moyen d’autosubsistance pour la famille.

Aujourd’hui, le jardin créole antillais a été influencé par tous ces apports successifs, avec en dernier lieu les influences des travailleurs immigrés indiens puis chinois.

Ainsi enrichi culturellement et en termes d’espèces nouvelles, il constitue aujourd’hui un formidable réservoir de biodiversité aussi exceptionnel qu’insoupçonné : ce sont les lieux de survivance de certaines espèces et variétés devenues rares.

Une concentration de biodiversité

Le jardin créole se caractérise par la présence d’une importante biodiversité. Par exemple, plus de cent espèces ont pu être recensées sur un transect de 4×15 mètres ! Diversité d’espèces, mais aussi de variétés qui ont chacune leur. En effet, planter des espèces différentes va permettre de gérer la nutrition différenciée des plantes, avec les associations de cultures, mais aussi les attaques de parasites (par exemple, impatiens et bananes pour contrôler les nématodes).